Prélude – Cyberespace : Responsabilité Individuelle VS Droits Fondamentaux

La notion de cyberespace est parfois compliquée à aborder. L’image que l’on se fait du numérique peut être difficile à appréhender tant les déclinaisons sont multiples. Cet article va tenter d’expliquer avec divers faits et exemples concrets le monde virtuel.

Cyberespace – ou Internet, Intranet, serveurs et données numériques – monde virtuel

Le Cyberespace est la transposition de l’univers physique vers l’univers dématérialisé. En clair, c’est la transposition d’une action, d’un ordre, d’un fait de l’univers physique en une donnée sur des serveurs, des disques durs et autres matériels de stockage.
L’exemple le plus simple est de transposer une action dans l’univers physique vers celui du cyberespace. Voici un exemple frappant qui est l’achat d’un article :

L’achat d’un livre dans l’univers physique se traduit par un déplacement dans une librairie. S’en suit une étude des catalogues mis à disposition ou une discussion avec le libraire. Un choix est alors arrêté sur un article. Si le livre est en stock, il est acheté au moyen d’ argent liquide, ou d’un chèque. Sinon, un courrier postal est envoyé à l’entrepôt de stockage afin de déplacer l’article dans le magasin ou de l’envoyer directement à l’adresse postale du client. Le vendeur ira alors encaisser le chèque auprès de la banque ou de la poste un mardi matin (il y a moins de monde).

Plus personne ne fait ça !

La notion même de chèque, ou de commande par écrit postal est dépassée. Même consulter des références d’ouvrages sur catalogue physique, pour les parutions, n’existe pour ainsi dire plus. La prise de conscience du lien entre le cyberespace et l’univers physique est très révélatrice de la banalité de la navigation entre les deux mondes. Le plus courant pour le moment est le mélange entre les actions via le cyberespace et les actions physiques:
Aller au magasin, consulter la base de données numérique du libraire par une requête faite à l’employé et choisir son article. Vérifier la disponibilité physique de l’article. L’employé fait une demande de transfère des stocks par mails ou logiciel dédié si l’article n’est pas disponible.  Ensuite,attendre le sms d’arrivé de l’article, retourner dans le point de vente, payer en liquide ou par carte bancaire/crédit, partir avec l’article.

Il est même possible de faire un maximum en utilisant le monde virtuel. Tout simplement en commandant directement sur le site web de l’éditeur ou du libraire le livre numérisé, payer par carte de crédit ou bancaire, télécharger l’article, consulter sur ordinateur, tablette, e-book ou autre le livre numérisé. A l’heure actuelle,, il n’est pas possible d’être totalement numérique puisque la consultation de l’article ne peut se faire qu’au travers d’une action physique et un support existant dans le monde physique. Seul l’univers de la La fiction permet de consulter des données directement téléchargées dans le cerveau (Matrix par exemple), et là c’est totalement virtuel, numérique.

Voilé une des facettes du cyberespace. Nous possédons tous une identité qui nous identifie physiquement. Cette identité peut se transposer dans l’univers du numérique avant même le premier cri de l’individu. L’échographie publiée sur un réseau social par une femme enceinte, c’est déjà transposer l’identité d’un être vivant qui n’en a pas encore une qui soit reconnue par les institutions. A titre d’exemple, le numéro d’AVS enregistré au service de la population constitue une identité numérique. Lorsque le numéro d’AVS, navigue entre le service de la population pour le certificat de naissance et les autres services concernés, cette identité navigue dans le réseau virtuel. La personne est déjà présente dans le cyberespace parce que ses données sont enregistrées et stockées sur des serveurs par les institutions et que ces institutions communiquent entre-elles. Alors qu’elle n’utilise pas encore le cyberespace à des fins personnelles.

Pour le moment, rien n’existe dans le cyberespace qui ne soit d’origine physique. C’est à dire qu’il se passe beaucoup de chose, il y a énormément d’information. Tout est pour le moment issu d’action d’origine physique. La succession d’action peut être d’origine aléatoire dans le monde numérique sans pour autant que l’emprise physique soit possible. Par exemple, le virus de l’époque « I love you » était totalement hors de contrôle de l’auteur (La France est à applaudir, car c’est le seul pays qui a réussi à protéger certaines de ses structures).

L’idée générale du cyberespace étant grossièrement et vulgairement définie, la suite peut être abordée : Responsabilité Individuelle et droits fondamentaux du cyberespace (en rédaction !).

En attendant, cet article permet de comprendre la notion de droits fondamentaux dans le cyberespace bien différent de celui de l’univers physique.

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Publié dans technologie de l'Information et de communication
One comment on “Prélude – Cyberespace : Responsabilité Individuelle VS Droits Fondamentaux
  1. Dominique Bertrand dit :

    Très claire explication de la différence, mais aussi de l’inter-connexion, entre le monde physique et le monde virtuel : merci d’avoir su présenter cet aspect et de faciliter ainsi la compréhension de la protection des droits fondamentaux des personnes dans le monde virtuel. On attend donc la suite de l’article.

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